Juillet 2017

Après deux années passées à randonner en bord de mer (en Corse puis en Sardaigne), nous avons eu envie, cette année, de chercher un peu de fraicheur. Après avoir hésité sur la destination (l’Irlande nous faisait de très jolis clins d’œil), nous avons opté pour les Dolomites.

Sentier Bonacossa

Situées au Nord de l’Italie, les Dolomites offrent des paysages incroyables… des pâturages, des prairies fleuries, des forêts ou encore des falaises et des pics dénudés. Toutes ces beautés leur ont permis d’être classées en 2009 par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. On y trouve des randonnées vertigineuses à couper le souffle, ce qui correspond à ce que nous aimons. Pour ceux qui aiment moins les sentiers « attrezzato » (nom donné à ces sentiers aériens équipés de câbles), les vallées plus vertes et les montagnes moins hautes offrent également de belles randonnées.

Lac de Pisciadù

Dans cet article, nous allons partager avec vous les différentes randonnées que nous avons réalisées durant les deux semaines passées dans les Dolomites. Nous en profitons également pour vous faire part des autres activités que nous avons pratiquées ainsi que des hôtels et restaurants que nous avons testés et que nous recommandons volontiers.

Sentier Bonacossa

Nous avons passé notre première semaine dans la vallée de Cortina d’Ampezzo et la seconde dans la Vallée de Corvara in Badia. Comme nous ne connaissions pas cette région et que ni le bivouac ni les refuges n’étaient encore notre habitude, nous avons pris des hôtels en plaine. Nous partions randonner uniquement pour la journée sauf lors de notre première nuit en refuge. Si c’était à refaire, nous partirions plus en profondeur dans les Dolomites pour découvrir des paysages encore plus reculés. Entre Cortina d’Ampezzo et Corvara in Badia, nous avons préféré le deuxième village. Passée la surprise lorsque les gens se mettaient d’abord à nous parler en allemand, nous l’avons trouvé plus petit et paisible, plus authentique et moins surfait.

Nos randonnées

Pour préparer nos randonnées, Ludo a acheté en ligne deux livres électroniques « Randonner dans les Dolomites Italiennes » écrits par Isabelle Bienaimé et Jean-Claude Jolivet. Ces deux volumes nous ont aidés à sélectionner les randonnées qui nous semblaient les plus intéressantes pour nous.

Sassongher

Une fois sur place, nous avons acheté deux cartes topographiques de la région, à l’échelle 1:25000, afin de pouvoir élaborer les boucles qui nous convenaient le plus (Tabacco n°7 – Alta Badia – Arabba – Marmolada et LagirAlpina n°21 – Dolomiti Ampezzane). La seule lecture un peu difficile de ces cartes sont les indications de via ferrata (indiquées par des croix). Parfois, elles indiquent uniquement des passages câblés qui peuvent être réalisés sans aucun matériel (des gants sont tout de même les bienvenus pour ne pas s’abîmer les mains). A d’autres moments, elles indiquent réellement des via ferrata où il ne faut pas se rendre sans un baudrier et un casque. Lorsque cela arrive au début d’une randonnée, il n’est pas trop grave de faire demi-tour. Mais si, au milieu d’une randonnée, un tel passage se présente et que l’objectif se trouve de l’autre côté, c’est assez rageant. Nous avons donc vite compris que si ce genre d’indications se trouvaient sur la boucle que nous souhaitions faire, nous devions simplement demander aux gens de la région (à l’hôtel, à l’office du tourisme ou à la maison des guides) si ces passages nécessitaient du matériel ou non. De manière générale, nous avons toujours été bien conseillés et prévenus.

Cadini di Misurina

Enfin, la dernière chose à laquelle nous avons fait attention a été de trouver un bon site internet pour la météo. Nous en regardions des différents pour faire des comparaisons (www.ilmeteo.itwww.3bmeteo.comwww.dolomitimeteo.it) et n’hésitions pas à demander l’avis des gens de la région. Durant les deux semaines, nous avons rarement eu un beau ciel bleu. Les nuages étaient souvent présents mais cela ne nous a pas empêché de faire des marches magnifiques. Nous tâchions simplement d’être bien attentifs à ce que la couverture nuageuse ne tourne pas en orage.

Cascade Sbarco de Fanes

De manière générale, les sentiers étaient bien indiqués (panneaux, marques) et bien entretenus. Nous avons été obligés une seule fois de faire demi-tour car un bout du sentier n’était plus en état (à cause des précipitations ?). Accepter de revenir sur nos pas n’a pas été facile mais vraiment plus prudent. C’est aussi cela la montagne, savoir accepter qu’elle est toujours la plus forte et que nous devons nous préserver en respectant ses limites et les nôtres.

Voici la liste de chacune des randonnées que nous avons réalisées. Comme d’habitude, vous trouverez, en cliquant dessus, un article avec les infos pratiques, le détail de la rando et le tracé GPS.

Nos autres activités

Une petite journée VTT

Après plusieurs jours de marche, est arrivé le moment où nous avions envie de faire autre chose. Comme on ne sait pas « ne rien faire », nous avons opté pour un tour en VTT. Nous nous sommes rendus dans le village de Corvara in Badia chez « Sport Kosner ». Les vendeurs se sont montrés très sympathiques et possédaient encore du matériel à 11h du matin (on ne sait pas rien faire, mais on a tout de même décidé de dormir un peu). Comme Ludo avait un Grand Raid à préparer à ce moment-là, nous avons opté pour un VTT normal pour lui et un électrique pour Kristel afin qu’elle puisse le suivre dans ses intensités. Nous sommes partis directement du village pour monter sur le plateau de Pralongia. Nous avons réalisé une boucle en nous arrêtant dans un des nombreux restaurants ouverts à cette période pour le casse-croûte de midi. Pour une journée « off », nous avons tout de même réalisé une vingtaine de kilomètres en 2h40 avec environ 900 mètres de dénivelé.

Un essai de via ferrata

C’est Ludo qui a choisi cette activité que nous avons réalisée le jour de son anniversaire. Nous nous sommes rendus au bureau des guides de Corvara in Badia où on nous a gentiment indiqué une via ferrata moyenne. Nous avons choisi de la réaliser sans guide et nous sommes donc allés louer notre matériel chez « Sport Kosner » (kit complet comprenant casque et baudrier pour 15 euros par personne par jour). Puis, nous sommes partis en direction de la via ferrata longeant la cascade de Pisciadu. Nous l’avons débutée vers 10h du matin et avons vite réalisé que ce n’était pas assez tôt.

La via ferrata était magnifique, mais nous nous sommes vite retrouvés à la file indienne tellement il y avait de monde. Cela dit, pour une première expérience, nous avons apprécié les sensations que cela nous a procuré. Seul bémol, nous avons pris les mêmes sacs que lorsque nous randonnons… nous avons donc un peu souffert du poids que nous avons dû tirer lors des 2h30 qu’ont duré la montée. Une fois en haut, nous avons grignoté nos pique-niques au bord du lac de Pisciadù avant de redescendre par un sentier « attrezzato » assez exigeant. On retentera l’aventure via ferrata, c’est certain.

Une nuit en refuge

Nous n’avions jamais passé de nuit en refuge ni l’un ni l’autre. Nous avons donc, avant de partir, voulu organiser une randonnée qui nous offrait l’opportunité de tester ce type d’hébergement. Nous avons choisi de passer une nuit au refuge Auronzo pour plusieurs raisons. Pour une première, nous n’avons pas osé tenter l’expérience du dortoir collectif. Le refuge Auronzo offre des dortoirs mais également des chambres plus petites et nous en avions réservée une pour deux. De plus, Ludo souhaitait faire des photos du lever et du coucher du soleil sur les « Tre Cime ». Depuis le refuge, nous pouvions atteindre rapidement un endroit adéquat pour lui.

Nous avons apprécié notre nuit, bien que des boules quies nous aient manqué. Cela nous aurait permis de ne pas nous faire réveiller par des personnes trop bruyantes le soir et le matin. La chambre, équipée d’un petit lavabo, et la literie étaient très bien. Des toilettes étaient disponibles à l’étage. Lors de notre réservation (que nous avions faite en mai car les refuges sont très prisés et vite pleins), nous avions pris la demi-pension et un sac pique-nique pour le lendemain. Là aussi, nous n’avons pas été déçus : le repas du soir était très consistant et bon, le petit-déjeuner sous forme de buffet bien complet et le pique-nique adéquat.

Quant au projet photographique de Ludo, il n’a pu aboutir qu’à moitié. Nous sommes arrivés au refuge avec la pluie et celle-ci n’a pas cessé durant la soirée. Nous sommes donc restés à l’intérieur et avons joué aux cartes (glissées dans notre sac à la dernière minute). Malgré tout, nous avons décidé de nous lever le lendemain matin vers 4h et avons marché et couru une trentaine de minutes pour assister au lever du soleil sur les « Tre Cime ». Nous n’avons vraiment pas été déçus du spectacle. D’autant que plus tard, lorsque nous avons réalisé le tour des « Tre Cime », celles-ci n’ont plus jamais été visibles entièrement.

Lever du soleil aux Tre Cime
Cadin de Longeres en face du refuge Auronzo

Bref, le refuge on a trouvé ça pratique. Cela nous a permis d’assister à ce moment magnifique tout en passant une nuit dans un bon lit. Expérience à revivre, surtout dans un endroit comme les Dolomites où les refuges s’enchaînent le long des sentiers de randonnées.

Lever du soleil aux Tre Cime

Un lever du soleil

Ludo aime la photo… et des fois, on se déplace uniquement pour prendre LA photo dans LE lieu magnifique. C’est ce que nous avons décidé de faire le dernier matin de nos vacances. Levés à 3h30 (car il y avait un peu plus d’une heure de voiture prévue pour atteindre le lieu à proprement parlé), nous avons découvert un endroit splendide et dépaysant : Le lac de Braies.

Lago di Braies

Nous avons regretté de n’être venus que pour des photos. A refaire, nous partirions avec le casse-croûte et les affaires de marche. Après avoir contemplé le lever du soleil, nous grimperions sur un des sentiers qui avaient l’air de partir à l’autre bout du lac.

Lago di Braies

Cela dit, nous avons été bien contents d’arriver assez tôt le matin, car plusieurs personnes nous ont rapidement rejoints pour prendre également des photos. La journée, le lac permet de réaliser diverses activités mais il doit y avoir du monde vue la taille des parkings qui le précèdent.

Lago di Braies

Nos hôtels coups de cœur

Durant ces deux semaines, nous avons dormi dans trois hôtels différents qui nous ont tous enchantés. Dans chacun d’eux, le petit-déjeuner était compris et nous avons trouvé le rapport qualité-prix correct. Le dernier hôtel était en fait un appart-hôtel et nous offrait donc la possibilité de nous faire nous-mêmes à manger.

Nos restaurants coups de cœur

Cortina d’Ampezzo

Il Vizietto
Un petit restaurant italien qui n’est pas une pizzeria. Les plats sont plus chers que dans d’autres restaurants mais on y mange une cuisine raffinée et excellente. Attention à réserver car il y a peu de places.

Ariston et Al Passetto
Ces deux restaurants nous ont été recommandés par l’hôtel Natale. Ils permettent, l’un et l’autre, de manger des pizzas tout comme autre chose. Dans le premier, Kristel a testé un hamburger d’aubergine (délicieux) et dans le second un émincé de poulet au curry (délicieux aussi).

Corvara in Badia

Al Fornello
Un restaurant qui n’a pas besoin de se faire de la pub… on y fait la queue pour espérer avoir une place. Le patron nous attend à l’entrée, prend nos noms et nous demande de patienter un peu (entre 10 et 30 minutes) avant d’avoir une table. On y mange de tout, c’est bon et c’est rapide. On peut même y prendre des pizzas à l’emporter.

Adler Keller
Une adresse typiquement tyrolienne. De l’extérieur, on ne sait pas trop à quoi s’attendre mais une fois dedans, on est agréablement surpris. Des parties de chalets ont été recréées, les serveurs portent des habits typiques et un fond de musique tyrolienne accompagne le repas. La cuisine aussi vient de cette région. Elle est un peu plus coûteuse mais bonne et conséquente.

Taverna Posta Zirm
Une ancienne adresse où l’on venait danser par le passé et qui est devenue un restaurant depuis 2014. L’intérieur est moderne et les plats de saison réalisés le plus possible avec des produits régionaux. Nous l’avons malheureusement découvert le dernier soir de nos vacances sinon nous serions revenus plus souvent.

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5 Commentaires

  1. Peu de visiteurs francophones connaissent la partie orientale du massif des Dolomites italiennes, le parc naturel régional des Dolomites frioulanes, en région autonome du Frioul-Vénétie Julienne.
    Ce sont les plus basses, les plus sauvaqes, les moins chères, peu fréquentées;
    Camping sauvage interdit, bivouac réglementé, hébergement en refuge, camping, ferme-auberge “agriturismo”, meublé de tourisme, chambre chez l’habitant “affittacamere”, “albergo diffuso”, chambre d’hôtes “B&B”, hôtel.

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