Juillet 2018

Cet article est un peu différent de ce que nous avons l’habitude de faire car nous avons beaucoup de choses à partager avec vous sur ces « vacances randos » en Corse. C’est pourquoi pour faciliter votre lecture, nous avons réalisé une table des matières. Belle lecture !

Table des matières

Introduction
Avant le GR20
Pendant le GR20
Bref…
Nos autres randos
Nos coups de cœur
Galerie

Il y a quelques mois, dans notre article intitulé « Pourquoi randonne-t-on ? », nous vous avions parlé de notre projet de réaliser le GR20 (sentier de grande randonnée traversant la Corse du nord au sud). Cet été, notre destination pour les vacances a donc été la Corse :-). Nous nous sommes déjà rendus sur cette magnifique île à deux reprises. Nous ne sommes pas très branchés plage… le far niente nous convient bien pendant une journée afin de reprendre des forces mais ce qui nous fait vibrer… vous allez être étonnés… ce sont les randos. Et l’île de Beauté en recèle une bonne quantité. C’est d’ailleurs lors de notre voyage en avril 2017 que nous avons décidé de lancer notre blog sur la rando alors que nous y étions venus pour randonner justement.

Pour ce troisième voyage en Corse, le GR20 avait un petit goût d’évidence. Nous en parlions déjà lors de notre première venue en 2015… nous nous demandions si nous allions être capables, un jour, d’entreprendre une telle aventure. Et voilà que cette année, nous nous sommes lancés. 🙂

Source : www.le-gr20.fr

Dans cet article, nous allons partager avec vous nos préparatifs ainsi que nos bons moments et nos coups durs vécus pendant le GR20. Nous n’allons pas détailler chaque étape comme nous le faisons pour nos autres randos car il existe bien assez de guides qui le font très bien. Nous partagerons également avec vous nos coups de cœur et les quelques autres marches que nous avons réalisées durant nos vacances.

Le GR20… un truc de fou quand même

Lors de la préparation de notre voyage, Ludo a lu beaucoup de blog de randonneurs ayant réalisé le GR20. Nous avons également acheté deux guides qui nous ont permis d’organiser nos étapes. Une chose qui est sûre, maintenant que nous l’avons parcouru, c’est que tant qu’on n’y est pas, il est difficile de s’imaginer ce qui nous attend. Les commentaires, les photos, l’entrainement réalisé avant… rien ne nous prépare vraiment aux sentiers qui nous attendent. Alors pourquoi faire un énième article sur le sujet ? Parce que, pour nous, ça a été une expérience riche en émotions et que nous tenons à la partager avec vous qui nous suivez.

Avant de partir

Quelques chiffres

  • Voici le GR 20 en quelques chiffres
  • 16 étapes
  • 180 km
  • + 11’000m de dénivelé positif
  • + 11’000m de dénivelé négatif
  • Environ 20’000 randonneurs par année
  • Record détenu par François d’Haene en 31 heures et 6 minutes
  • Record féminin par Émilie Lecomte en 41 heures et 22 minutes

Préparation des étapes

Nous ne voulions pas faire le GR20 en 16 jours comme cela est conseillé dans les guides car nous voulions passer quelques jours en Corse après celui-ci pour nous reposer et profiter de cette magnifique île. Ludo a donc décidé de le couper en 10 étapes. Kristel, un peu réticente, a fini par accepter le challenge physique et psychique.

Pour organiser le tracé, nous avons commencé par faire des recherches sur internet et avons fini par acheter 2 guides :

Ensuite, nous avons référencé les étapes sur un tableau Excel avec le nombre de kilomètres, le temps estimé, le dénivelé positif et négatif.

N° étape Liste des étapes Temps annoncé Kilomètres Dénivelé + Dénivelé –
1 Callinzana à Ortu di u Piobbu 06:30 11 1360 0
2 Ortu di u Piobbu à Carrozzu 07:00 7 680 1000
3 Carrozzu à Ascu Stagnu 06:10 7 800 660
4 Ascu Stagnu à Tighjettu 08:00 8.5 1200 1050
5 Tighjettu à Ciottulu di i Mori 04:00 6 620 200
6 Ciottulu di i Mori à Manganu 08:00 24 670 1050
7 Manganu à Petra Piana 06:30 8 870 630
8 Petra Piana à L’Onda 04:50 10 500 900
9 L’Onda à Vizzavona 06:05 10 700 1200
10 Vizzavona à E Capannelle 05:15 16 860 190
11 E Capannelle à Prati 06:10 17 860 620
12 Prati à Usciolu 05:45 11 700 770
13 Usciolu à A Matalza 04:25 12 290 660
14 A Matalza à Asinau 04:15 10 615 490
15 Asinau à I Paliri 07:00 16 200 350
16 I Palira à Conca 05:00 13 200 1000

Nous avons ensuite regardé où il y avait des hôtels sur le parcours. Il y en a à 3 endroits si nous ne comptons pas les villages de départ et d’arrivée du GR20.

Nous avons commencé par découper les étapes en fonction des hôtels. Comme c’était la première fois que nous partions sur autant de jours, cela nous rassurait de savoir que, pour quelques nuits, nous allions pouvoir dormir dans un lit, mettre à sécher la tente et nous doucher.

Après discussion et négociation de la part de Kristel, nous avons décidé de planifier un jour de repos à Vizzavona qui se trouve environ à la moitié du GR20. Cela nous permettait de dormir un matin, de laver tranquillement quelques habits et de reposer le dos et les jambes.

Une fois tout cela pris en compte, voici la façon dont nous avons découpé nos étapes :

N° étape Liste des étapes Temps livre Kilomètres Dénivelé + Dénivelé –
1 Callinzana à Ortu di u Piobbu 06:30 11 1360 0
2 et 3 Ortu di u Piobbu à Ascu Stagnu 13:10 14 1480 1660
4,5 et 6 Ascu Stagnu à Castel de Vergio 14:20 22.5 1870 1900
6 et 7 Castel de Vergio à  Petra Piana 14:10 24 1490 1030
8 et 9 Petra Piana à Vizzavona 10:55 20 1200 2100
10 Vizzavona à E Capannelle 05:15 16 860 190
11 E Capannelle à Prati 06:10 17 860 620
12 et 13 Prati à A Matalza 10:10 23 990 1430
14 et 15 A Matalza à I Paliri 11:15 26 815 840
16 I Palira à Conca 05:00 13 200 1000

Comme vous pouvez le voir, nous avions prévu des premières journées exigeantes en terme de dénivellation. Nous espérions que la fraîcheur des premiers jours allait nous aider physiquement.

Préparation du matériel

Nous avions prévu de prendre le moins d’affaires possible pour alléger au maximum nos sacs à dos. Le sac de Ludo étant déjà bien lourd avec seulement son matériel photo, il savait qu’il allait devoir faire des choix à ce niveau-là également. Nous avons décidé de partir avec notre tente et de ne pas dormir dans les refuges. Les punaises de lit, apparemment réputées dans les refuges sur le GR20, nous ont freinés et nous préférons l’intimité de notre tente plutôt que les dortoirs.

Voici une liste non-exhaustive du matériel que nous avons pris (et avec du recul nous savons que nous pourrons faire mieux une prochaine fois).

Pour randonner

  • Paires de chaussure de rando
  • Paires de bâtons de marche
  • Sac à dos de 50 et 55+10 litres

Couchage

  • 1 tente
  • 2 sacs de couchage
  • 2 matelas de sol

Cuisine

  • 1 réchaud
  • 1 thermos
  • 3 gourdes de 1 litre
  • 1 casserole
  • 2 couverts
  • 1 assiette pliable
  • 1 filtre à eau (pas forcément nécessaire)
  • 1 couteau suisse
  • 1 savon liquide pour la vaisselle

Nourriture

  • Fruits secs
  • Barres de céréales
  • Eveil du bouddha
  • 1 ration de couscous (non utilisée)

Vêtements (par personne)

  • Coupe-vent
  • Doudoune
  • Bonnet
  • Gants
  • 3 t-shirts
  • 1 short
  • 1 pantalon
  • 1 jaquette
  • 1 pull mérinos
  • 3 sous-vêtements
  • 3 paires de chaussettes

Hygiène

  • 2 linges micro fibre
  • Trousse 1er soin
    • Compeed
    • Désinfectant
    • Médicaments
    • Etc.
  • Trousse « salle de bain »
    • Savon solide
    • Crème solaire
    • Brosse à dents
    • Etc.

Matériel photo

  • Canon 6D Mark II
  • Object 17-40 mm
  • Filtre ND500 + ND1000
  • Filtre polarisant (que je n’ai finalement pas utilisé)
  • Trépied de table Manfrotto Pixi Evo (pour la légèreté)
  • Télécommande sans-fil
  • 2 batteries supplémentaires
  • Cartes mémoire supplémentaires
  • Pinceau de nettoyage

Autres

Préparation physique

Pour nous préparer physiquement, nous avons continué à marcher comme l’année passée. Nous avions prévu quelques randonnées sur plusieurs jours avec bivouac. Nous pensions en faire plusieurs au mois de juin mais, à cause d’une déchirure au mollet, Kristel n’a pas pu s’entrainer pendant ce mois-là. Nous sommes arrivés le premier jour du GR20 avec 255km de marche réalisés depuis janvier 2018 pour 69h et 16’300m de dénivelé positif.

Pendant le GR20

Les coups durs

Nous allons commencer par le « négatif » parce que nous voulons surtout retenir les bons côtés. Malheureusement, nous avons eu quelques points noirs à notre actif et cela peut valoir la peine de les partager, pour vous permettre de ne pas vivre les mêmes.

Quand un bagage ne part pas de l’aéroport

Premier coup dur à l’arrivée à Bastia : nous avions deux bagages en soute et l’un d’eux est resté à Genève. Attendre au tapis et ne pas voir son bagage arriver a vraiment été une expérience déstabilisante pour nous. Déjà parce que ça ne nous était jamais arrivé. Ensuite, parce que, pendant près de 4 heures, personne n’arrivait à nous dire où il se trouvait. Enfin, parce que cela a chamboulé le début de notre rando.

Heureusement, nous avons réussi à faire arriver notre bagage par un vol atterrissant à Calvi le lendemain (où nous avions prévu initialement de passer la nuit). Une fois le bagage arrivé à bon port, nous avons préparé nos sacs de rando, avons remis nos bagages supplémentaires au transporteur de l’agence Cyrnea Découverte (que nous remercions infiniment pour sa souplesse car lui aussi a dû changer son programme étant donné qu’initialement il devait récupérer nos bagages à Bastia) et avons décidé de nous mettre en route pour le premier refuge.

Sur la variante de Bonifatu à Ortu di u Piobbu.

Heureusement, une variante plus courte que la première étape nous permettait de réaliser cela. Nous étions donc un peu déçus de ne pas avoir réalisé la première étape du GR20 mais heureux de rejoindre le refuge alors que le jour d’avant nous ne pensions même pas pouvoir marcher ce jour-là.

Refuge d’Ortu di u Piobbu

Moralité, si nous partons une prochaine fois en trek, nous laisserons un ou deux jours de battement entre l’atterrissage et le premier jour de la rando… juste au cas où 😉

Quand un souci de santé t’oblige à t’arrêter

Lors de notre deuxième jour de marche, nous avons dû faire face à un second imprévu : le souci de santé. Malheureusement, Ludo s’est trouvé pris de vertiges à la fin de la journée dans des passages où on préférerait que tout se passe bien. Il nous a fallu presque 1h10 pour réaliser 1 kilomètre, ce qui n’est vraiment pas habituel. Puis, plus d’une heure trente d’arrêt et l’aide d’un gentil couple d’italiens ont été nécessaires pour finir l’étape. Cette expérience met bien en évidence que la montagne est un terrain de jeu incroyable mais où il faut toujours être prêt à faire face à l’imprévu. S’assurer de pouvoir joindre les secours et avoir une trousse de premier soins avec soi est capital. Mais, on se rend compte, dans ce genre de moment, que cela ne suffit pas et qu’on peut très vite être démunis.

Moralité, il est capital de s’écouter, de savoir s’arrêter même si on n’en pas très envie, de ne pas se rendre seul sur ce genre de sentier (déjà à deux cela peut s’avérer limite) et de prendre des décisions sensées pour la sécurité de chacun.

Visite de la ville de Corte.

Quand tu te rends compte que tu apprécierais avoir plus de marge de manœuvre

Tout au long de notre randonnée, nous sommes passés par des endroits magnifiques. Certains d’entre eux auraient été propices à poser la tente pour profiter d’un beau coucher de soleil dans un endroit calme. Malheureusement, et nous le savions très bien, cela n’est pas possible sur le GR20. Nous devons dire que nous l’avons plus d’une fois regretté. Autant certains refuges offrent une grande souplesse pour poser la tente, ce qui permet de s’isoler un peu. Autant, on peut aussi se retrouver vraiment entassés. Cela enlève un peu du charme à certaines journées, surtout lorsqu’on se retrouve à tous partager un sanitaire dans un état que nous n’osons pas décrire ici.

Moralité, si le souhait est d’être tranquille et de profiter du calme, le GR20 n’est pas le parcours le plus adapté.

Refuge de Prati

Quand tu te rends compte que tu as vu grand

C’est lors de la réalisation de notre première vraie étape sur le GR20 (soit la numéro 2) que nous avons compris toute la dureté du terrain. Avec nos expériences de rando, nous avions organisé nos journées en fonction des kilomètres et du dénivelé sans trop nous préoccuper du temps annoncé. Mises ensemble, les étapes 2 et 3 faisaient 14 kilomètres. Il avait donc semblé évident à Ludo de les combiner. Bilan, c’est tout à fait faisable pour des bons marcheurs, mais cela demande beaucoup d’énergie et laisse peu de marge de manœuvre s’il faut arriver pour l’heure du repas.

Moralité, pour doubler des étapes, il ne faut pas prendre en compte les kilomètres mais bien le temps annoncé. L’étape 2 était annoncée en 6h30 et nous l’avons réalisée en 4h25 mais cela nous a demandé une bonne dose d’efforts. Cela rend l’étape suivante à réaliser vraiment plus exigeante et fatigante (surtout pour le moral d’ailleurs).

Passerelle de la Spasimata : en route pour l’étape 3 après une courte pause pour manger.

Quand tu vois qu’au niveau de certains repas on se moque un peu de toi

En partant, nous avions fait le choix de ne pas prendre de nourriture avec nous pour ne pas trop alourdir nos sacs. La plupart du temps, les repas du soir dans les refuges étaient corrects. Nous savions que les prix allaient être parfois un peu élevés mais, l’accès aux refuges (en mulet ou en hélicoptère) le justifie. Cela dit, nous avons regretté certains repas où, pour 40€ à deux, nous avons mangé une salade de légumes en conserve, des pâtes à la ratatouille et une compote. Enfin, de manière générale, les petits déjeuners sont très souvent tellement simples (un bout de pain avec une confiture et du thé ou café), chers (entre 7€ et 10€) et servis tardivement qu’ils ne valent pas toujours la peine.

Moralité, si c’était à refaire, nous prendrions de quoi nous faire un peu plus de casse-croûte et de petits déjeuners afin de choisir les refuges où nous voulons manger et ceux où notre cuisine ferait tout aussi bien l’affaire.

Quand la chaleur te joue des tours

La Corse est réputée pour le beau temps et les températures qui l’accompagnent. Nous le savions avant de partir. Mais, nous devons avouer que c’est un aspect que nous avons mal jaugé. En sachant que nous montions en altitude, nous pensions perdre suffisamment en température pour ne pas trop en souffrir. C’était une belle erreur. Pour celui à qui le chaud ne pose pas de problème, la partie nord est agréable. Du côté de ceux qui en souffre, déjà là, on se rend compte que ce n’est pas comme dans les Alpes. Une fois que le soleil est dehors, il cogne fort.

Chaud ? Et encore, nous avions de la chance, le ciel s’était couvert.

Lors du deuxième jour, nous avons été heureux de voir le ciel se couvrir pour mieux respirer et réussir à monter dans le pierrier qui nous attendait sans griller.

Au sud, les conditions sont encore plus éprouvantes car le sentier plus bas en altitude et les passages qui sont à l’abri du vent deviennent des vrais fournaises l’après-midi. Il nous est souvent arrivé de bénir les petites brises qui nous faisaient perdre un demi degré ;-).

Moralité, si cela était à refaire, partir plus tôt le matin serait un vrai changement à réaliser. Faire une pause un peu plus longue pour le repas et laisser le chaud s’évacuer serait pas mal également. Le problème, c’est qu’une fois que la chaleur est installée, elle reste bien présente, même à 17h et du coup cela commence à être tard pour arriver au refuge si on souhaite manger. Les horaires ne sont donc pas tout simple à gérer.

Nos bons moments

Quand tu réalises le sud en entier

Malgré nos péripéties du début et les quatre jours pendant lesquels nous avons été contraints de nous reposer, nous avons tout de même réussi à réaliser la partie sud du GR20 en entier. Voici le détail des deux jours de marche réalisés au nord et des cinq jours réalisés au sud :

Données GPS Etape Heure de départ Heure d’arrivée Temps de déplacement km Dénivelé + Dénivelé –
Nord J1 Bonifatu à Ortu di u Piobbu 14:50 17:35 02:20 8.95 996 13
Nord J2 Ortu di u Piobbu à Ascu Stagnu 07:40 19:35 04:27 14.18 1757 1855
Sud J1 Vizzavona à E Capannelle 08:40 13:55 03:35 14.26 1050 325
Sud J2 E Capannelle à Prati 08:23 17:03 05:45 20.89 1522 1253
Sud J3 Prati à A Matalza 07:50 17:05 06:03 21.76 1384 1789
Sud J4 A Matalza à Bavella 06:30 14:30 05:30 21.19 1161 1366
Sud J5 Bavella à Conca 08:05 14:05 04:20 17.56 616 1571

Le dernier jour, à la fin de la dernière étape, nous nous sommes rendus au gîte – restaurant « La Tonnelle ». Là, nous avons profité des transferts en minibus mis en place à plusieurs reprises dans la journée pour nous rendre à Porto-Vecchio.

Quand tu te retrouves sur des sentiers très sportifs

Ce qui nous a plu, dans les étapes 2 et 3 qui sont les seules que nous avons réalisées dans le nord, c’est que nous avons été servi en sentiers comme on les aime : des sentiers vertigineux qui demandent de la concentration à chaque pied posé mais qui, du coup, en mettent plein la vue. Nous avons donc vraiment regretté de ne pas pouvoir continuer à les découvrir. Cela dit, le sud n’est pas en reste. Bien que certains passages soient un peu plus lisses (comme, par exemple, dans la forêt entre Vizzavone et E Capannelle) et offrent donc un peu de repos, d’autres, tels que les crêtes entre Prati et A Matalza ou la variante par le Monte Renoso, nous ont offert leur lot d’efforts ;-).

Lors de notre seule journée sur les sentiers du nord.

Quand tu vois des paysages que tu ne pourrais pas voir autrement

Avant le GR20, nous n’avions jamais réalisé un trek sur plusieurs jours (nous n’avions fait que des weekends). Une des choses qui nous a particulièrement plu, c’est de pouvoir découvrir des paysages qui s’offrent uniquement à ceux qui s’enfoncent dans les terres. Nous avons découvert des vues magnifiques et profité de somptueux couchers de soleil. La prochaine fois, nous aimerions réussir à nous lever plus tôt pour admirer également le soleil qui se lève ;-).

Quand tu apprends à t’adapter aux situations

Nous sommes plutôt, tous les deux, des personnes assez organisées. Aussi, en général, nos vacances ne sont jamais vraiment le fruit du hasard. On rêverait d’ailleurs, parfois, d’attendre le dernier moment pour réserver un logis, mais cela est très difficile pour nous car nous n’avons pas appris à vivre « à l’improviste ». D’où le fait que, pour ce premier trek, nous ayons réservé tous les refuges en avance. D’ailleurs, nous avons vite réalisé qu’en dormant dans notre propre tente, cela n’avait aucune utilité et nous empêchait de nous laisser une marge de manœuvre que nous aurions appréciée.

Avec le souci de santé de Ludo, nous nous sommes retrouvés dans l’obligation de nous adapter. D’un événement fâcheux, nous avons fait une expérience qui nous a montré que tout est faisable, du moment où on est souple. Nous avons réussi à trouver des transports pour nous conduire à Corte et un hôtel tout simple avec encore des chambres libres. Et, nous avons passé deux jours en ville avec le strict minimum, puisque nous n’avions que nos sacs de rando. Découvrir que tout peut bien se passer, même si cela n’était pas prévu nous a fait beaucoup de bien.

Cela nous a même permis, lors de notre dernière nuit dans le sud, d’oser changer nos plans : nous devions initialement nous rendre jusqu’au refuge de Praliri. Mais, le quatrième jour dans le sud a été éprouvant (nuit agitée due à un trop plein de soleil et à des gens trop bruyants, orage dans la journée, longue étape) et la pluie était annoncée pour le soir. Lorsque nous sommes arrivés à Bavella, l’Auberge du col de Bavella nous a fait de l’œil : la perspective d’une nuit au sec, dans un bon lit après trois nuits sous tente et une bonne douche chaude nous a fait changer nos plans. Et nous avons été ravis de nous adapter pour encore mieux profiter. 🙂

L’orage s’approche et nous nous dépêchons de passer le col de « Bocca Stazzunara » sur le Monte Incudine.

Quand tu rencontres des gens super

Habitant près d’une ville où souvent les gens sont anonymes les uns pour les autres, nous apprécions, lorsque nous randonnons, rencontrer des gens qui partagent notre goût pour la montagne. Sur le GR20, nous avons été servis.

L’expérience est si particulière que chacun aime s’arrêter, lorsqu’il croise du monde, pour partager ce qu’il a déjà vécu. Il en va de même lors du moment du repas dans les refuges :-). Et il est assez drôle de rencontrer plusieurs fois les mêmes personnes et de partager la manière dont chacun a vécu son étape. Deux moments particuliers nous ont fait apprécier l’ouverture et la gentillesse des gens. Tout d’abord, lors du deuxième jour dans le sud, nous nous sommes quelque peu égarés du chemin car nous ne trouvions plus les marques. Lorsque, peu après, un groupe de 4 randonneurs est arrivé derrière nous, c’est tout naturellement que nous avons cherché ensemble la suite du chemin. Ensuite, lors du deuxième jour au nord lorsque Ludo a eu ses vertiges. Quand il a vraiment commencé à se sentir très mal, nous étions presque arrivés à la « Bocca di Stagnu ». Il se sentait tellement mal qu’il n’arrivait plus à avancer et nous étions bloqué en haut du col sans savoir comment faire pour rejoindre l’hôtel d’Ascu Stagnu. Après un grand moment de solitude pour savoir comment agir au mieux, un couple d’italiens est arrivé au col. Ils ont été extraordinaires. Après leur avoir expliqué la situation, ils ont non seulement choisi de rester avec nous pour nous soutenir, mais ils ont préparé du thé chaud et se sont occupés de Ludo. Ne plus être seul et avoir un regard extérieur pour choisir la meilleure solution pour la suite a été d’un grand secours. Nous avons finalement choisi de descendre tous les 4 afin d’être plusieurs pour aider Ludo à tenir le coup et ils nous ont aidés également à décharger son sac pour l’alléger. La descente nous a pris du temps mais a été très rassurante à plusieurs. Nous leur sommes plus que reconnaissants de leur gentillesse, de leur patience et de l’aide qu’ils nous ont fournie.

Quand les locaux se font un vrai plaisir de t’accueillir

En plus des randonneurs que nous avons croisés et ceux avec qui nous avons passé plus de temps car des petits liens se sont tissés, nous avons apprécié également les gens du pays ouverts et souriants. Contrairement à l’idée que certains se font sur les Corses, nous sommes principalement tombés sur des gens agréables qui aiment parler de ce qu’ils font et de leur pays. Que cela soit le gérant de l’hôtel de Vizzavone, qui nous a raconté comment il avait remis en état son bel établissement et qui s’est toujours montré disponible, les vendeurs de l’épicerie de Vizzavone également, toujours friands de partager un de leur échange avec des randonneurs du GR20 ou encore certains gardiens de refuge qui peuvent paraître durs au premier abord et qui s’adoucissent quand on prend le temps de parler avec eux… nous remercions chacun des Corses que nous avons rencontré et qui nous ont fait encore plus apprécier ce beau pays.

Quand tu prends une douche avec la vue sur le paysage

A priori, cela pourrait sembler être un point noir… mais nous savions très bien, en nous lançant dans cette aventure, que nous n’allions pas loger dans des hôtels 4 étoiles. Les douches que nous avons pu découvrir dans les refuges nous laisseront un souvenir impérissable : il y a celle où tu ne passes pas plus de deux minutes parce qu’elle est gelée ou celle en bois avec porte qui ne couvre que la partie centrale de ton corps. Cela permet de réaliser la chance que nous avons d’avoir des douches comme les nôtres à la maison et d’encore mieux les apprécier quand nous les retrouvons. Ça permet également d’admettre qu’une douche courte est tout aussi efficace et qu’il est possible de faire des belles économies d’eau à la maison :-).

Bref… le GR20 a été pour nous…

… une riche aventure pleine de rebondissements, de belles surprises et de prises de conscience. Partir uniquement avec un sac à dos plutôt que de prendre tout un tas d’affaires dont on ne se sert pas, être un peu coupé du monde de la communication car le réseau ne passe pas, se soutenir dans les moments plus éprouvants car on est deux et que l’on compte l’un sur l’autre sont encore, parmi d’autres, des points positifs de notre expérience. Même si, avec le recul, nous aimerions faire plein de choses différemment, nous sommes déjà ravis de ce que nous avons fait et dont nous ne nous pensions pas être capables il y a quelques années en arrière. Cette aventure a été la première d’une longue lignée, nous l’espérons tous les deux. Le côté « organisé » du GR20 nous a vraiment rassuré, pour une première fois. Nous nous réjouissons maintenant de découvrir d’autres sentiers et d’autres espaces un peu plus sauvages où nous pourrons nous sentir encore plus libres et isolés.

La photo de la fin au gîte « La Tonnelle ».

Des retours un peu plus personnels

Le GR20 vu par Kristel

Passer d’un projet fou il y a 3 ans à quelque chose de réalisable… voilà ce qu’était le GR20 pour moi avant de partir. Je savais que ça allait être un vrai challenge pour moi, tant au niveau sportif qu’au niveau logistique (une quantité restreinte d’affaires et plusieurs nuits sous tente ne sont pas dans mes habitudes) mais j’étais motivée.

Ma motivation a un peu décru lorsque Ludo a organisé les étapes. Dès le départ, je l’ai trouvé très ambitieux, surtout par rapport à mes capacités, et je craignais que nous n’y arrivions pas. Les entrainements que nous avons réalisés pendant le printemps m’ont montré que nous en étions capables, mais, malheureusement, une déchirure au mollet a jeté une ombre au tableau. Elle n’était pas trop grave selon le médecin mais assez importante quand même pour que ça ne soit pas sûr que je sois prête début juillet. Après un mois difficile où nous n’avons pas pu randonner, nous sommes quand même partis en ayant accepté, dans un coin de notre tête, que peut-être nous devrions abandonner si la douleur revenait.

Quand, une fois sur place, la mésaventure du bagage s’est ajoutée, ça a été un coup dur au moral. Je commençais à me demander si « quelque chose » ne voulait pas que nous partions.

Mais, lorsque, le lendemain, nous avons repris les choses en main et préparé, au beau milieu de l’aéroport, nos sacs de rando, j’étais remontée à bloc. Un premier pas sur le sentier de la variante et je me suis sentie remplie d’énergie : « Ça y est, on y était ». Notre randonnée et notre première soirée ont été vraiment particulières pour moi :  je me sentais traversée par une vague d’émotions positives et de motivation.

Ce n’est que le lendemain que mes craintes me sont revenues en pleine figure. Malgré les paysages magnifiques et à couper le souffle et le rythme plutôt bon (sans douleur au mollet J), la réalité du terrain sur lequel nous évoluions m’a vite rattrapée. Lorsqu’il nous a fallu 4 heures pour réaliser les 7 premiers kilomètres de la journée, cela a attesté à mes yeux que Ludo avait sous-estimé le tracé. Je me suis vite mise à m’inquiéter sur notre capacité à le faire. Ce n’était pas le GR20 qui m’inquiétait, mais bien la façon dont nos journées étaient prévues et le manque de souplesse qu’elles nous offraient.

Je n’ai finalement plus eu besoin de me préoccuper de cela quand Ludo a commencé à se sentir mal. Le voir perdre des forces au fur et à mesure de la montée alors que c’est toujours lui qui nous tire dans les moments exigeants a vraiment été déstabilisant. Je craignais de le voir perdre connaissance à tout moment et qu’il se blesse car je ne pouvais pas le tenir et le faire avancer. J’étais démunie car nous étions vraiment seuls et Ludo ne pouvait plus aller de l’avant. Je crois que je n’ai jamais été autant soulagée de voir des gens arriver derrière nous (les derniers d’ailleurs) et je leur suis reconnaissante de nous avoir aidés comme ils l’ont fait. Prendre des décisions à plusieurs et pouvoir compter sur quelqu’un au cas où les choses tourneraient mal nous a permis d’avancer. La montagne n’est pas un terrain de jeu anodin, je le sais. Mais, une expérience comme celle-ci m’a fait une bonne piqûre de rappel dont j’espère me souvenir longtemps afin d’agir au mieux.

Notre repos forcé a eu le grand avantage de me permettre de poser cartes sur table par rapport à l’organisation de notre trek : j’ai pu dire à Ludo à quel point je regrettais qu’on ait organisé le nord de cette façon. Lorsque nous sommes repartis pour le sud, j’étais reboostée et motivée. J’ai nettement plus apprécié nos journées car, même si certaines étapes étaient combinées, je me sentais capable de les faire car elles avaient l’air bien plus réalisables. Certains passages ont tout de même été plus difficiles que d’autres : entre les cloques et la chaleur, il y a des moments où j’ai bien souffert. Le troisième jour, avec ses 14 km de crêtes, a été l’un des plus difficiles pour moi.

Je pense que cette expérience m’a convaincue d’une chose : se laisser de la liberté en randonnant enlève une grande pression et permet de mieux profiter. Je pense que si nous avions pu choisir de nous arrêter quand bon nous semblait et que si nous n’avions pas voulu à tout prix réaliser ce tracé en 10 jours, j’aurais encore mieux apprécié nos journées.

Le GR20 vu par Ludo

Comme nous vous l’avons expliqué, nous n’avons malheureusement pas pu faire le nord dans sa totalité à cause de mes problèmes de santé. J’aimerais revenir sur cette journée où il a fallu décider d’abandonner. Durant toute la première descente de cette journée, je n’étais pas en superbe forme, je devais énormément être concentré pour bien poser mes pieds et ne pas être déstabilisé. J’ai mis ça sur le poids du sac, la chaleur et le fait de s’habituer au terrain. Plus tard dans la journée, j’ai commencé à être de plus en plus mal et j’avais l’impression de ne pas réussir à avancer alors que mes muscles allaient super bien. On a tout essayé, de m’hydrater, de manger, de prendre du sucre, sans succès. A un moment donné, Kristel m’a demandé de m’arrêter. A ce moment-là, j’étais terriblement mal. Je n’ai pas le souvenir d’avoir été si mal en faisant du sport. Je pense qu’elle a bien réagi, car je me serais entêté à continuer. Un conseil que je peux vous donner, suite à cette expérience, c’est d’écouter votre corps si ça ne va pas et de réagir en conséquence avant qu’il ne soit trop tard. La montagne est dangereuse et encore plus sur des chemins escarpés comme ceux du GR20.

Moralement, il a été dur pour moi, le lendemain, de prendre la décision d’arrêter le nord pour me reposer et d’attendre de voir si physiquement ça irait mieux pour reprendre notre route à Vizzavona pour commencer le sud du GR20. Ce jour-là et les quelques jours qui ont suivi, je n’aurais pas eu l’énergie pour partir sur des randonnées aussi exigeantes que sur le nord. Nous avons pris la bonne décision même si elle a été difficile à accepter.

Dur, dur le repos !

Si je peux vous donner un conseil, ne vous fixez pas de programme et regardez en fonction de votre forme si vous doublez ou non les étapes. Après avoir doublé les étapes 2 et 3 sur le nord tout en n’étant pas bien, j’ai vite compris qu’il fallait se laisser un peu de souplesse. Nous avons parcouru les 14 km en plus de 7h00. J’ai vite compris que le terrain était différent de nos habitudes et que j’avais peut-être été un peu optimiste dans ma découpe des journées.

Reprise du GR20 pour le sud après quelques jours de repos forcé.

Sinon, après avoir repris le sud, tout s’est bien passé. C’est magique de randonner à travers les montagnes corses : des paysages sublimes avec par moment la vue sur la mer. Comme je le disais à Kristel, à Conca, je serais bien reparti dans l’autre sens pour remonter vers le nord pour évacuer mes frustrations. Malheureusement, nous n’avions pas assez de jours de vacances pour le refaire.

Juste pour vous donner envie ! 🙂

Si vous décidez de vous lancer dans cette belle aventure, je vous conseille une bonne préparation pour pouvoir en profiter pleinement.

Nos autres randos

Que cela soit pendant les jours de repos (il fallait bien tester si Ludo était apte à reprendre la route) ou après le GR20, nous sommes allés à la découverte de quelques autres sentiers.

Nous les nommons ci-dessous et donnons quelques informations (dont nos données GPS) mais nous n’en ferons pas les descriptifs détaillés. Tout d’abord, parce que nous n’avions pas prévu de le faire et nous n’avions donc pas notre matériel avec nous. Ensuite, parce qu’ils sont tous issus du guide Rother sur la Corse qui les détaille très bien. Pour celles et ceux qui se rendent en Corse pour randonner, nous le recommandons largement :-).

Vallée du Tavignano (N°67 Rother)

Au départ de Corte, cette randonnée nous permet de suivre, sur un chemin parfois pavé, le Tavignano. Celui-ci se trouve très en contrebas mais le chemin nous permet de rejoindre une passerelle. A cet endroit, il est possible de rejoindre le cours d’eau et de s’y baigner. Nous avons apprécié cette randonnée plus sauvage que dans la Vallée de la Restonica car le Tavignano n’est accessible qu’à pied.

Distance (en aller et retour jusqu’à la passerelle) : 14.1km – Temps : 3h25 – Dénivelé positif : 600m

La Cascade des Anglais (N°59 Rother)

En partant de Vizzavone, après une randonnée dans la forêt sur un sentier en faux plat montant, nous rejoignons la somptueuse cascade des Anglais. Nous sommes ravis d’être partis tôt le matin, car nous en profitons seuls avant d’être rejoints par un flot impressionnant de personnes. La route qui passe pas loin permet d’accéder facilement à la cascade. Pour se retrouver à nouveau au calme, nous continuons à marcher sur le GR20. Le sentier est plus exigeant que ce que nous avons fait jusque-là mais il nous permet de nous retrouver au calme près des multiples bassins qu’offre l’Agnone.

Distance (en aller et retour jusqu’au pont de Tortetto) : 11.8km – Temps : 3h00 – Dénivelé positif : 670m

La Punta di a Vacca Morta (N°42 Rother)

Une randonnée dans la magnifique forêt de pins de l’Ospédale. Quand les arbres laissent place à la vue, le monde se fait plus minéral. La Punta di a Vacca Morta est un amoncèlement de gros blocs de granite sur lesquels les gens n’ont qu’une envie : grimper. La vue, depuis le sommet, s’ouvre sur Porto-Vecchio et la côte, le lac de l’Ospédale et les aiguilles de Bavella.

Comme nous n’avions pas notre guide, nous avons réalisé un simple aller-retour depuis le parking de Cartalavonu. La randonnée proposée dans le Rother est un peu plus longue et permet de mieux profiter de l’ambiance particulière de cette région.

Distance : 3.55km – Temps : 1h00 – Dénivelé positif : 300m

Le Capo di Muro (N°33 Rother)

Une randonnée entre maquis et bord de mer. Le sentier est très bien indiqué par des panneaux. Nous avons apprécié la Tour Gênoise dans laquelle nous avons pu monter et la vue sur Ajaccio. Après être passés à côté de la Casa de Capu di Muru, le sentier descend au bord de l’eau. En prenant le temps, il est possible de trouver quelques endroits agréables pour se tremper ou simplement profiter de la vue sur la mer :-).

Distance : 9.2km – Temps : 2h30 – Dénivelé positif : 380m

Nos coups de cœur

Pour se déplacer

Le train corse reliant Bastia à Calvi
C’est une aventure à lui seul et il ne faut pas être pressé : souvent, nous nous sommes demandés s’il allait finir par s’arrêter et ne plus jamais avancer. Mais, malgré les trois heures passées à son bord, nous avons vu des paysages magnifiques là où aucune voiture ne peut se rendre. A ceux qui veulent découvrir le nord autrement, nous le recommandons.

Pour dormir

Hotel Asco Stagnu
Sur le tracé du GR20, un hôtel adapté aux randonneurs dans lequel nous avons été très bien accueillis. Nous y avons très bien mangé et dormi.

Hotel Vizzavone
Toujours sur le tracé du GR20. Un bel hôtel rénové récemment. Le propriétaire se montre disponible pour ses hôtes : des bons conseils et toujours une histoire à raconter.

Auberge du col de Bavella
Encore sur le tracé du GR20. Des chambres doubles mais également des chambres de 4 à 8 lits… tout à fait adapté aux randonneurs qui ont envie de dormir dans un bon lit. Un bon rapport qualité-prix en demi-pension.

Hotel San Giovanni
Quelque peu en-dehors de Porto Vecchio, un joli hôtel pour se détendre et se prélasser. Le personnel est très gentil, accueillant et disponible pour conseiller les clients. Excellent petit déjeuner et très bon repas du soir. Quelques jours agréables passés là-bas pour reprendre des forces après notre marche.

Pour manger

Un restaurant dans chaque ville par lesquelles nous sommes passés : des produits frais, un bon accueil et toujours un excellent repas. 🙂

A Calvi : Casa Vinu
A Corte : La Rivière des Vins
A Porto Vecchio : A Furana
A Ajaccio : Brasserie L’Instant

Galerie

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