Résumé

Nombre de jour : 3 jours
Difficulté : Difficile
Distance : 57.76 km
Départ : Col de la Croix. Voir sur Google Maps
Temps de marche effectif : 16h30
Temps avec les pauses : 21h40
Dénivelé positif : 3’686 m
Dénivelé négatif : 3’686 m

L’année passée, au début du mois d’août, nous voulions partir randonner pendant trois jours, en Suisse, avec notre tente. Plusieurs itinéraires nous faisaient de l’œil et nous avons donc dû prendre le temps de les analyser afin de savoir ce qui était réalisable. Après plusieurs recherches (distance, temps à disposition, lieux possibles pour dormir), notre choix s’est porté sur le « Tour du massif des Diablerets ». Les différents paysages qu’il semblait offrir ainsi que le passage par certains lieux dont nous connaissions le nom mais où nous ne nous étions jamais rendus (Derborence, le glacier des Diablerets) nous ont convaincus. De plus, cette rando semblait nous permettre de passer par des endroits sauvages comme nous les aimons sur les 3 cantons qu’il parcourt (Vaud, Valais et Berne).

Avant de partir randonner, nous avons passé une nuit à Martigny afin de profiter de la fête du 1er août en plaine. Nous avons ainsi pu admirer les magnifiques feux d’artifice tirés depuis le château. Cela nous a également permis de monter plus rapidement au point de départ de notre rando même si la météo ne motivait pas vraiment Ludo. En effet, la pluie était bien présente le 2 août et freinait quelque peu la sortie de la voiture. Après une analyse minutieuse du radar météo, nous nous sommes lancés sous un ciel bien chargé et avons marché de manière à atteindre le refuge de Derborence avant la grosse vague de pluie suivante. En dehors des quelques gouttes que nous avons essuyées et du froid (neige fraiche sur les sommets), la météo a été plutôt clémente et nous ne regrettons pas d’être partis.

Notre organisation

Nous avons choisi de commencer notre randonnée au « Col de la Croix » où un grand parking permet de laisser la voiture. De son côté, l’office du tourisme des Diablerets conseille de débuter ce tour aux Diablerets et de le réaliser en 4 jours. (https://www.villars-diablerets.ch/fr/V1496/le-tour-du-massif-des-diablerets).

Cette randonnée n’est pas balisée comme le « Tour des Dents du Midi » avec des panneaux spécifiques. Nous trouvons d’ailleurs dommage que cela ne soit pas le cas car ce tour mérite d’être connu. Du côté des « Diablerets », au lieu-dit « La passerelle d’Aigue Noire » (1173m), nous avons trouvé un petit panneau décrivant l’itinéraire mais cela n’était pas fait de manière régulière tout au long du tracé. Malgré tout, les différents panneaux de randonnées pédestres nous ont permis de suivre les différentes étapes de notre parcours. Les marques blanches-rouges-blanches qui balisent le sentier sont bien visibles.

Dans cet article, vous trouverez le détail des trois journées de marche que nous avons réalisées. A chaque fois, nous vous indiquons les directions suivies ainsi que les points de passage important afin de pouvoir vous repérer si vous souhaitez entreprendre ce tour.

Jour 1

Départ : Col de la Croix
Arrivée : Derborence (un peu après)
Distance : 21.7 km
Temps : 6h00
Temps avec les pauses : 8h25
Dénivelé positif : 1’284 m
Dénivelé négatif : 1’473 m

Jour 2

Départ : Derborence
Arrivée : Gsteig bei Gstaad
Distance : 20.26 km
Temps : 6h00
Temps avec les pauses : 9h25
Dénivelé positif : 1’235 m
Dénivelé négatif : 1’602 m

Jour 3

Départ : Gsteig bei Gstaad
Arrivée : Col de la Croix
Distance : 15.9 km
Temps : 4h30
Temps avec les pauses : 5h20
Dénivelé positif : 1’169 m
Dénivelé négatif : 615 m

Jour 1

Au « Col de la Croix » (1776m), nous traversons la route pour trouver tous les panneaux de randonnée. De là, nous suivons la direction des « Diablerets » et longeons la route goudronnée dans le sens de la descente. Nous suivons des marques blanches-rouges-blanches. Un peu plus bas, nous suivons la direction du « Chalet de la Croix » (1753m) que nous rejoignons rapidement après avoir traversé un pâturage sur un chemin carrossable.

Au bout du chemin carrossable, nous distinguons le « Chalet de la Croix ».

De cette ferme, nous suivons, à présent, la direction de « Taveyanne ». Nous commençons par descendre entre pâturages et forêts avant de rejoindre une route principalement goudronnée. Nous suivrons celle-ci jusqu’à « Taveyanne » (1667m) que nous atteignons après 4,3 km de marche.

Malgré la pluie et la route en goudron, on garde le sourire 😉

Une fois le village traversé, nous suivons « Les Chaux » par « Tsamayen » afin de marcher sur un sentier et non sur la route. Nous montons dans les pâturages et rejoignons « Les Chaux » par en-dessus. Un sentier permet d’ailleurs de monter jusqu’au sommet de « Chaux Ronde » mais, de notre côté, nous descendons directement jusqu’à la gare d’arrivée de la télécabine (1754m). Cela fait 6,6 km que nous marchons. De là, nous avons une belle vue sur « Gryon » et sur la plaine en contre-bas. A partir d’ici, nous suivons la direction de « Solalex ». Nous prenons un sentier qui commence par descendre dans la forêt puis dans une prairie fleurie.

Après « Les Chaux », la vue s’ouvre très vite sur « L’arête de l’Argentine » et le « Miroir d’Argentine ».

Plus bas, à la hauteur d’un petit chalet, après 7,8 km de marche, nous continuons à suivre la direction de « Solalex ». Le sentier que nous allons emprunter est annoncé comme escarpé et un détour pourrait être réalisé pour rejoindre « Solalex ». Nous avançons, tout d’abord, à plat dans la forêt. Puis, après un passage à flanc de falaise (la partie escarpée ;-)), nous descendons dans la forêt et rejoignons un nouveau pâturage que nous traversons à plat. Nous nous trouvons au pied de « L’arête de l’Argentine ». Nous arrivons à « Solalex » après environ 9,8 km de marche.

A travers les pâturages, juste avant de rejoindre « Solalex ».

A partir d’ici, nous suivons la direction de « Derborence ». Nous montons, tout d’abord, sur un large sentier carrossable longeant une rivière avant que celui-ci ne se transforme en sentier accidenté (il serait également possible de continuer sur le sentier carrossable).

Environ 2,5 km plus loin, nous arrivons à la hauteur du « Refuge Giacomini » dans l’alpage d’« Anzeinde ». Nous marchons, à présent, en direction du « Pas de Cheville ». Nous montons en pente douce à travers un pâturage nommé à raison « Le Plat » sur lequel une multitude de vaches paissent tranquillement.

Regard en arrière sur le « Refuge Giacomini ».
Pause photo au milieu des plats.

Après environ 15 km de marche, nous rejoignons le « Pas de Cheville » (2038m) et commençons par une descente assez raide avec de grosses marches naturelles.

La suite de la descente se poursuit en pente plus douce dans la forêt. Nous faisons attentions à suivre la direction de « Derborence Lac » afin de ne pas rejoindre le village. Nous arrivons à la hauteur de l’auberge du Lac (1468m) après environ 17,4 km de marche.

Nous décidons de faire le « Tour du Lac de Derborence » afin de profiter de découvrir ce bel endroit (il est possible de suivre la route pour atteindre « Derborence » : voir le tracé ci-dessous). Le tour se fait principalement dans la forêt.

En arrière-plan, on distingue les éboulements des « Diablerets ».
En rouge, le chemin que nous avons suivi pour faire le tour du lac. En bleu, le tracé officiel pour rejoindre « Le Godey ». Ce dernier est plus court.

Plus bas, nous suivons le « Tour de la vallée de Derborence » et le « Tour de l’éboulement des Diablerets » (direction « Motelon » et « Le Godey »), toujours dans la forêt. Après environ 18,9 km de marche, nous rejoignons un chemin carrossable que nous empruntons en direction de « Le Godey ». Environ 1 km plus loin, lorsque nous rejoignons « Le Godey », au pied du barrage, nous suivons la direction de « Prarochet ».

Au pied du barrage. Derrière, nous distinguons la vallée dans laquelle le chemin va nous permettre de nous enfoncer.

Nous marchons toujours sur le « Tour de la vallée de Derborence » et remontons encore un moment, d’abord à travers des pâturages puis sur un sentier un peu plus exigeant, jusqu’à ce que nous trouvions un endroit plus ou moins à plat pour poser notre tente.

Encore quelques efforts avant de trouver un endroit où dormir…

Jour 2

De notre lieu de bivouac, nous continuons à marcher en direction de « Prarochet ». Le sentier, plutôt à plat pour commencer, nous permet de nous enfoncer dans la vallée entre prairie et forêt.

Peu après le départ…

Après environ 700 mètres, nous arrivons à un panneau. Nous quittons le « Tour de la vallée de Derborence » et continuons tout droit en direction de la cabane de « Prarochet ».  A partir de là, commence un sentier exigeant qui monte tout d’abord de manière très raide.

Puis, lorsque nous rejoignons la falaise, il nous fait grimper à travers les rochers. Cette partie est très bien aménagée (câbles, barreaux, échelle) mais il faut tout de même avoir le pied sûr pour s’y engager.

Au pied des falaises…la partie engagée nous attend.
Encore un effort, et nous arrivons au bout.

Une fois l’échelle passée, nous rejoignons une prairie et continuons à monter de manière un peu moins soutenue jusqu’au lieu-dit « Poteu des Étales » (1960m) que nous atteignons après 1,8 km de marche.

Avant de rejoindre « Poteu des Étales ».
Regard en arrière avant de continuer notre route.

Là, nous tournons à gauche en direction de « Prarochet » (2 heures annoncées) et continuons à monter tranquillement.

Environ 600 mètres plus loin, à la hauteur de cabanes d’alpage, un panneau nous indique de tourner à gauche en direction de « Prarochet ».

Après être passés sur un premier lapiaz, le sentier nous fait surtout monter à travers des prairies d’altitude fleuries parsemées de pierres. Les marques blanches-rouges-blanches indiquant le chemin sont assez espacées et parfois délavées. Nous devons donc être attentifs et les chercher afin de nous assurer de suivre correctement le chemin. Au fur et à mesure, le sentier nous permet de surplomber la vallée où nous marchions un peu plus tôt.

Quelque part, dans la montée…

Après une fin de montée avec une pente un peu plus soutenue, nous arrivons dans une ambiance totalement différente. C’est sur un immense plateau de lapiaz que nous allons poursuivre notre randonnée, presque à plat, jusqu’à la cabane que nous rejoignons après 5,4 km de marche. Celle-ci se trouve au pied du glacier des « Diablerets ».

Ambiance lunaire sur le plateau de lapiaz.
On s’approche du casse-croûte 😉

Depuis la cabane de « Prarochet », nous suivons la direction du « Col du Sanetsch » et du « Lac du Sanetsch ». Le sentier commence d’abord par nous faire descendre sur du lapiaz parsemé de nombreux petits « lacs ».

Puis, une fois arrivés dans la vallée creusée par le glacier, où prend naissance la Sarine, nous marchons plutôt à plat tout d’abord dans un pierrier avant de rejoindre des pâturages. Lorsque nous voyons le « Col du Sanetsch » sur notre droite, nous tournons à gauche pour continuer à descendre en direction du lac. Le sentier va nous faire traverser deux fois la route en goudron et nous la suivrons même un petit moment. Depuis « Prarochet », nous n’avons pas vu de panneau pour nous indiquer la direction à suivre. Nous vérifions donc de temps en temps notre carte pour nous assurer de suivre la bonne direction mais nous ne risquons pas de nous perdre car il n’y a qu’un seul chemin possible jusqu’au lac.

Derniers lapiaz avant d’aller en direction du « Col du Sanetsch » que l’on discerne en arrière-plan.

Une fois au lac, après 11,8 km de marche, nous décidons d’en faire le tour par la droite afin d’être plus éloignés de la route. Nous arrivons à l’extrémité du lac, à la hauteur du « Barrage de Sanetsch » (2050m), après environ 13,5 km de marche totale. Sur toute cette partie du sentier (de la cabane au barrage) nous avons croisé davantage de monde car les gens peuvent monter en voiture en passant par le col ou en téléphérique depuis « Gsteig ».

Le sentier qui longe le lac est bien aménagé.

Maintenant, nous suivons la direction de « Gsteig » (annoncé à 2 heures). Le sentier se met rapidement à descendre de manière soutenue afin de contourner des falaises.

Sentier roulant avant d’attaquer la descente plus soutenue.

Le sentier nous fait traverser quelques pierriers puis il continue à descendre avant de se transformer, après un pont, en route forestière. Une fois la gare inférieure du téléphérique rejointe, nous marchons sur une route en goudron jusqu’au centre du village de « Gsteig » que nous rejoignons après environ 19,5 km de marche. De là, pour nous rendre au camping, nous décidons de continuer à suivre le chemin de randonnée pédestre en direction du « Col du Pillon ».

A l’approche de « Gsteig ».

Nous passons la nuit au camping « Bergcamping Gsteig » (http://www.bergcamping.ch) et nous descendons manger un bon burger dans le village au restaurant « Bären ».

Jour 3

La grande majorité de la randonnée d’aujourd’hui se fait en suivant les losanges jaunes de randonnée pédestre. De tout le « Tour des Diablerets », il s’agit de la partie la plus facile.

Du camping, nous nous engageons directement sur le sentier de randonnée pédestre en direction du « Col du Pillon ». Assez vite, en longeant la rivière, nous entrons dans la forêt.

C’est parti !

Nous montons, ensuite, à travers celle-ci sur du sentier et des chemins forestiers. Le paysage varie entre pâturage et forêt. Après environ 2,5 km de marche, nous rejoignons une route en goudron sur laquelle nous tournons à gauche. Environ 300 mètres plus loin, nous arrivons à « Reusch » (1318m).

Vue sur « Reusch » avec un magnifique arrière-plan.

De là, nous suivons la direction des « Diablerets » (2h40 annoncées) et quittons la route en goudron pour passer à travers des pâturages. 600 mètres plus loin, nous arrivons sur une place de parking, au pied du téléphérique de « Reusch » (1343m). Après avoir traversé le parking, être passés à côté de quelques maisons et avoir passé un pont, le sentier va très vite nous faire à nouveau monter dans la forêt. Une fois sortis de celle-ci, nous marchons à nouveau sur du chemin blanc à travers des pâturages avant de rejoindre la route nationale que nous traversons pour reprendre un sentier. Cela nous permet d’éviter de la longer pour rejoindre le « Col du Pillon » (1546m) que nous atteignons après environ 6,6 km de marche.

Peu avant d’atteindre le « Col du Pillon ». Il s’agit du sentier qui permet d’éviter de longer la route nationale.

De là, nous suivons la direction des « Diablerets ». Après avoir longé encore un petit peu la route, nous tournons à gauche sur un sentier (après environ 6,9 km de rando) et commençons à descendre à travers des pâturages. A peine 600 mètres plus loin, nous passons au pied de la « Cascade du Dar » (1468m).

« La cascade du Dar ». Nous distinguons quelques personnes qui évoluent sur la via ferrata.

A partir de là, nous descendons en suivant le cours du « Dar » jusqu’aux « Diablerets ». Au début, nous marchons encore un petit peu à travers des pâturages puis nous entrons dans la forêt et ne la quittons plus.

Après un peu moins de 11 km de marche, nous arrivons à « La passerelle d’Aigue Noire » (1173m) que nous traversons. Là, nous trouvons des panneaux et nous marchons, à présent, en direction du « Col de la Croix » (annoncé à 1h50). Nous suivons une nouvelle rivière pendant environ 800 mètres sur un sentier assez large jusqu’au lieu-dit « Le Droutsay » (1197m).

Peu après avoir passé « La passerelle d’Aigue Noire ». Un peu de plat avant de reprendre bientôt la montée.

Afin de trouver des panneaux, nous devons tourner à droite et passer un pont. Ici, nous entrons à nouveau dans la forêt et suivons un autre cours d’eau. Après avoir parcouru environ 500 mètres plutôt à plat, le sentier se met à monter de manière plus soutenue pendant quelques centaines de mètres. Juste avant qu’il ne commence à devenir plus raide, nous passons à côté d’une roue à eau.

Il s’agit d’une réhabilitation d’une ancienne roue à eau pour produire de l’électricité pour un ménage.

Après 14 km, nous rejoignons une route en goudron. Le sentier pédestre nous la fait très vite quitter mais nous devons encore marcher un petit peu sur du goudron jusqu’au lieu-dit « Fond des Mazots » (1552m). Là, les marques à suivre deviennent blanches-rouges-blanches et nous nous remettons à monter sur un petit sentier à travers la forêt. Celui-ci ne présente pas de difficultés particulières, il est simplement un peu moins lisse que ceux sur lesquels nous avons marché aujourd’hui.

Derniers efforts… bientôt, nous rejoindrons le « Col de la Croix » (où nous aurons l’occasion de déguster une délicieuse tarte aux abricots ;-)).

Après environ 15,6 km nous rejoignons la route en goudron que nous avons traversée deux jours plus tôt pour nous rendre au « Chalet de la Croix ». Il ne nous reste plus qu’à remonter jusqu’au « Col de la Croix » pour rejoindre le parking.

Bilan

Nos coups de cœurs

Le grand coup de cœurs pendant ces 3 jours de randonnée est la diversité des paysages que nous avons traversés. Nous nous en sommes mis plein la vue. Le deuxième jour est celui qui nous a offert les tronçons les plus magnifiques. Qu’il s’agisse de la vue lors de la montée à « Prarochet », du passage aérien dans cette même montée ou encore des paysages lunaires sur le plateau de lapiaz au pied du glacier des « Diablerets ».

Prise de vue dans la montée vers « Prarochet »
Vue sur le glacier des « Diablerets ».
Vue sur Mont Gond
Des passages engagés comme nous les aimons dans la montée pour « Prarochet ».
Au pied du glacier de « Zanfleuron ».

Bien que notre nuit en bivouac n’ait pas été des plus agréables (à lire dans le « Et si c’était à refaire… »), nous avons profité pleinement de ce moment seuls au milieu la nature. Nous avons eu le droit à un magnifique couché de soleil et biches et chamois se sont donnés rendez-vous pour nous permettre de les observer.

Coucher de soleil face aux différents sommets qui surplombent « Derborence ».
Visite de début de soirée…
Le bonheur de se lever en nature… nous profitons des lumières du matin avant de nous mettre en route 🙂

Nous avons beaucoup apprécié nous arrêter à la cabane de « Prarochet ». Nous en avons profité pour manger une soupe, une assiette froide et une tarte sur la terrasse avec une vue surréaliste. Comme souvent en montagne, cela a été aussi l’occasion de partager un moment agréable avec des gens rencontrés là.

Et si c’était à refaire…

Pour notre première nuit, nous avions initialement prévu de poser la tente aux abords du « Lac de Derborence ». Malheureusement, un panneau nous a fait renoncer car le lac se trouve dans la réserve absolue de « Derborence ». Il s’agit d’une zone protégée et le bivouac y est interdit sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à 1000 CHF. Nous avons dû continuer notre rando plus loin que prévu pour trouver un emplacement en dehors de la réserve. Le terrain n’étant pas plat, nous avons essayé de faire un petit terrassement avec des pierres le mieux possible. Malgré cela, nous avons passé la nuit à glisser et à essayer de nous caler avec nos habits. De plus, l’emplacement n’était pas idéal car nous avons été obligés de rester près du sentier (de nombreux rochers semblaient se détacher de la paroi derrière nous). Si c’était à refaire, soit nous prendrions une nuit au refuge ou dans une auberge de « Derborence », soit nous continuerions à marcher encore un peu. En effet, le lendemain matin, nous avons vu des endroits où nous aurions pu bivouaquer mais cela aurait rajouté encore entre 45 minutes à 1 heure de marche le jour précédent.

Bivouac au pied des falaises sur un terrain loin d’être plat 😉

Comme nous l’avons dit, la troisième journée a été le tronçon le plus facile du tour. Pour nous, il s’agit également de la partie qui nous a le moins plu. Durant toute la journée, Kristel a eu des douleurs au genou qui l’empêchaient de marcher correctement. Elle a insisté pour ne pas s’arrêter afin de boucler le tour mais cela lui a valu une inflammation du tendon et des douleurs qui ont persisté jusqu’au mois de décembre. Avec du recul, nous aurions mieux fait de prendre un car postal jusqu’au « Col de la Croix ». Il aurait été difficile d’accepter de ne pas faire le « Tour du massif des Diablerets » en entier mais ce n’est pas ce jour-là que nous serions passés à côté des ambiances et des paysages les plus beaux de ce tour… et cela nous aurait permis de faire plus de randonnées durant la saison d’automne.

Tracés GPS

Jour 1

Télécharger le tracé

Jour 2

Télécharger le tracé

Jour 3

Télécharger le tracé

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