Infos pratiques

Difficulté : Très difficile (variante plus simple proposée)
Départ : Route de Chevennes, La Chapelle-d’Abondance. Voir sur Google Maps
Distance et temps : 9,75 km – 4h00
Dénivelé : 1260 m positif
Carte IGN : Morzine/Massif du Chablais/Les portes du soleil – 3528 ET

La boucle, telle que nous la décrivons, comporte des passages délicats (c’est ainsi qu’ils sont nommés sur la carte IGN). Dans cette partie qui va du « Pas de la Bosse » au sommet, les marques sont vieilles et parfois effacées. Il est donc capital d’avoir le pied sûr et un bon sens de l’orientation pour réaliser la boucle telle que nous la décrivons. Nous recommandons de ne pas réaliser cet itinéraire en cas de pluie récente (risque de pierres glissantes) et en cas de brouillard.

La rando

Notre rando démarre aux panneaux qui se trouvent à gauche du parking. Nous prenons le large chemin en cailloux qui monte sur la droite en suivant la direction des « Cornettes de Bise » (3h55 annoncées).

Après environ 350 mètres, nous arrivons au lieu-dit « Chalets de Chevennes » (1280m). Pour se rendre aux « Cornettes de Bise », le panneau nous indique de continuer tout droit. Il s’agit du chemin officiel pour rejoindre le sommet. Etant donné que nous avons choisi de réaliser une boucle, nous quittons le chemin officiel par lequel nous redescendrons et optons pour un sentier plus exigeant pour la montée. Au panneau, nous tournons donc à gauche et avançons pendant une trentaine de mètres sur un petit chemin blanc qui nous permet d’arriver juste en-dessus des « Chalets de Chevennes ». Là, nous trouvons un nouveau panneau sur notre droite. Nous tournons à droite en direction du « Pas de la Bosse » et des « Chalets de Bise ». Le chemin devient un petit sentier qui monte à travers les arbres.

Après environ 850 mètres de marche totale, nous sortons des arbres et traversons un pâturage, toujours sur un petit sentier.

Face à nous, nous voyons nettement les « Cornettes de Bise » où nous allons grimper.

Environ 400 mètres plus loin, nous rejoignons un chemin plus large. Il s’agit du chemin carrossable qui permet aux paysans de rejoindre les chalets que nous apercevons un peu plus haut. Nous l’empruntons dans le sens de la montée et arrivons aux « Chalets de la Cheneau » (1590m) après environ 1.5 km de marche.

La vue vers la vallée d’Abondance après les « Chalets de la Cheneau »

A l’arrière des chalets, un panneau est mis en place. Nous continuons sur le sentier en direction du « Pas de la Bosse ». Nous montons toujours à travers un pâturage. Celui-ci est parsemé de rochers qui se sont sans aucun doute décrochés de la montagne.

Après environ 2,1 km de marche, nous arrivons à la hauteur d’un vieux panneau qui n’est plus en très bon état et donc difficile à déchiffrer. Nous comprenons que nous sommes à un lieu-dit dont le nom commence par le mot « Chalet » car nous distinguons les ruines de celui-ci juste derrière nous (1765m) (sur la carte, nous constatons qu’il s’agit du lieu-dit « Chalet de la Bosse »). Nous continuons à avancer sur le sentier dans le sens de la montée pour rejoindre, environ 300 mètres plus loin, le « Pas de la Bosse » (1816m).

A partir d’ici, afin de monter aux « Cornettes de Bise », nous devons tourner à droite (2h05 sont annoncées pour atteindre le sommet). Le sentier commence par longer la falaise plutôt à plat. Nous nous trouvons au pied de la montagne. Après avoir parcouru environ 300 mètres, le sentier effectue un coude et nous commençons à monter de manière exigeante. La pente est vraiment très raide par passage et des cailloux au milieu du sentier nous obligent à bien pousser sur nos jambes afin de franchir ces marches naturelles.

Durant la montée, des dessins de bouquetins rouges (un peu délavés parfois) nous indiquent que nous sommes sur le bon chemin. Il y a également des marques rouges et orange.

Après environ 3,7 km de marche, nous arrivons à un court replat qui ressemble à une sorte de col. En sortant un tout petit peu du chemin, la vue s’ouvre sur les montagnes et le Lac Léman.

Vue sur le sommet depuis le sentier… les nuages s’ouvrent uniquement pour nous laisser le temps de voir la montée qui nous attend encore.

Une cinquantaine de mètres environ après le petit col, nous arrivons face à une paroi. A cet endroit, il est important de tourner à droite car, à gauche, c’est le vide qui nous attend. Une flèche est d’ailleurs dessinée pour nous indiquer la bonne direction mais elle ne se voit pas très bien. Ici, le sentier commence par longer la paroi plutôt à plat pendant à peine 20 mètres. Sur notre droite, nous sommes à flanc du vide, il s’agit donc d’un passage où il faut être prudent et avoir le pied sûr même s’il est court. A la fin de celui-ci, quelques rochers nous obligent à utiliser nos mains pour monter.

A partir de là, le sentier va alterner entre passages techniques nous obligeant à ranger les bâtons et passages un peu plus calmes. Le paysage qui nous entoure est principalement minéral et il faut être attentif car les marques ne se voient pas toujours. Le chemin n’est donc pas toujours facile à suivre et il peut être dangereux d’en sortir. Il s’agit d’un tronçon où il vaut mieux prendre son temps pour être sûr d’être sur le bon chemin et de bien poser les pieds (nous croisons d’ailleurs ce jour-là des randonneurs qui sont sortis du chemin et qui se sont fait un peu peur en n’allant pas au bon endroit).

Après environ 4,2 km de marche, nous passons un nouveau court passage technique où nous devons faire attention de bien nous tenir avec les mains. Ici, nous devons longer la paroi qui offre peu d’endroits pour poser les pieds. Des crochets ont d’ailleurs été mis en place pour pouvoir accrocher des cordes pour les personnes qui ont besoin de s’attacher. Ensuite, nous remontons de manière plus roulante à travers les rochers pour rejoindre la crête environ 200 mètres plus loin.

Le long de la crête, le sentier est beaucoup moins exigeant qu’auparavant et les mains ne sont plus nécessaires. Il faut toutefois continuer à être prudent car certains passages sont près du vide et peuvent être impressionnants pour les personnes souffrant du vertige.

Au fond, nous distinguons la croix sommitale qui marquera la fin de notre ascension.

Après environ 4.7 km de marche, nous arrivons à une intersection. Ici, nous prenons soin de tourner à gauche afin de monter jusqu’au sommet. Le sentier qui va tout droit est celui que nous utiliserons ensuite pour descendre. Nous atteignons la croix sommitale (2432 m) 150 mètres plus loin et profitons de nous y trouver pour sortir notre pique-nique.

Comme souvent lorsque nous sommes au sommet… les nuages sont de la partie 😉
Une citation de Saint-Exupéry orne la croix sommitale : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». Très approprié aujourd’hui.
Un peu de visite pendant le repas.

Pour repartir, nous commençons par reprendre le chemin par lequel nous sommes arrivés. Puis, nous tournons assez vite à gauche. Le sentier est bien visible et indiqué par des marques blanches-rouges-blanches. Le chemin passe à travers les rochers ce qui crée de grandes marches parfois.

Après environ 500 mètres depuis le sommet, nous arrivons à la hauteur de panneaux de randonnée suisses. Nous continuons tout droit en direction du « Col de Vernaz ». Au fur et à mesure de la descente, le sentier devient plus lisse et moins technique.

Un regard en arrière pour voir encore une fois le sommet.

Après environ 6,2 km de marche, nous arrivons à une intersection. Nous suivons le chemin qui va tout droit sur le bas (nous remarquerons quelques centaines de mètres plus loin que le chemin du haut conduit au même endroit).

Environ 250 mètres plus loin, nous arrivons à un petit chalet d’alpage nommé « La Calaz » (2067m). Une fois que nous avons contourné le chalet, notre chemin part sur la droite et descend à travers une grande prairie. A partir de là, le sentier ne présente plus aucune difficulté. Il descend en faisant plusieurs lacets.

Dans la fin de la descente.

Après 7.3 km de marche environ, nous arrivons au « Col de Vernaz » (1815m). Le col se trouve exactement sur la frontière franco-suisse et une borne-frontière est là pour nous l’indiquer. Nous partons maintenant à droite en direction de « La Chapelle-D’Abondance » (1h35 annoncée) et recommençons à descendre à travers une prairie.

Environ 600 mètres plus loin, nous arrivons juste en-dessous d’une étable et rejoignons le chemin carrossable qui permet d’y accéder. Une flèche jaune sur fond vert nous indique que nous devons tourner à gauche afin d’emprunter ce chemin dans le sens de la descente.

Juste avant de rejoindre le chemin carrossable

Après environ 700 mètres parcourus sur cette route en cailloux, une nouvelle flèche jaune sur fond vert nous indique de tourner à gauche sur un petit sentier. Cela nous permet de quitter le chemin carrossable et de continuer notre descente sur un petit sentier agréable à travers les arbres.

Plus bas, le sentier débouche sur un nouveau chemin large carrossable. Nous tournons à gauche pour le suivre dans le sens de la descente.

Après environ 9.6 km de marche, nous sommes de retour au lieu-dit « Chalets de Chevenne » (1280m). A partir d’ici, nous suivons le même chemin que celui que nous avons emprunté en montée pour nous rendre jusqu’au parking.

Variantes possibles

Pour les personnes qui souffrent du vertige ou qui n’ont pas le pied sûr, il est possible d’atteindre le sommet par le chemin par lequel nous sommes descendus. Certes, cela oblige à réaliser un aller et retour par le même chemin mais cela offre l’avantage à plus de personnes d’atteindre le sommet. En effet, en-dehors du fort dénivelé et de quelques passages dans les rochers, ce côté-là ne présente pas de grandes difficultés.

Pour celles et ceux qui veulent ajouter encore un peu de dénivelé à cette belle sortie, il est également possible de partir directement de « La Chapelle-d’Abondance ». Dans ce cas, il faut emprunter le sentier qui suit le ruisseau qui arrive dans le village jusqu’au parking duquel nous avons débuté notre randonnée.

Et si c’était à refaire…

Puisque nous aimons beaucoup les sentiers aériens… nous referions l’itinéraire tout pareil. D’autant plus qu’il nous permet de réaliser une boucle et nous trouvons toujours ça nettement plus agréable. La prochaine fois, nous aimerions juste que le soleil nous accompagne jusqu’au sommet pour profiter de la vue 😉

Tracé GPS

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4 Commentaires

  1. A faire aussi dans la région, le lac de Tannay et la montée au Grammont, très jolie randonnée, que nous faisions depuis Torgon avec mes parents. Très belle réserve.

    • Merci pour ton commentaire. On espère que tu pourras profiter de cet itinéraire dès le retour de l’été. En attendant, on te souhaite une belle saison hivernale 🙂

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